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dimanche 7 octobre 2012

Die 26150 : le Cirque Trottola de la Griotte...



Cirque Trottola
Très peu connu à Die, trop peu connu. Trottola est une pépite du Diois.
Né en 2001, Cirque Trottola (toupie en italien) a été créé par Bonaventure Gacon, Titoune et Laurent Cabrol. C’était la fin de l’aventure de la compagnie Convoi Exceptionnel, créée par Laurent Cabrol, Titoune et Bonaventure Gacon sont venus continuer l’histoire. Autrement. C’est le début du Cirque Trottola.
Cirque Trottola, c’est aussi le nom de la première création, autoproduite, de la compagnie. Premier essai, coup de maître : le spectacle n’a cessé de tourner pendant plusieurs années, en France et à l’étranger. Les dernières dates ont été programmées à Prague en 2006. Cirque Trottola est connu pour son univers singulier fait de virtuosité où l ’art circassien est le prétexte à raconter, avec honnêteté et justesse, l’âme humaine.
Le duo de base de la compagnie est Bonaventure Gacon et Titoune. Ils ont été rejoints par Mads Rosenbeck. Sur le spectacle "Volchok", ils sont accompagnés par le musicien Pierre Veyser.
La compagnie est installée depuis peu à Die, dans la Drôme. Thierry Mignot, l'administrateur de la tournée, Bonaventure Gacon, le porteur, Titoune, la voltigeuse, Mads Rosenbeck, le jongleur, Nicolas, le technicien général, et les deux musiciens, Thomas et Bastien.

Base de loisirs de la Paoute, un chapiteau rouge, des caravanes, des camions. Pas de doute, nous y sommes. Le cirque Trottola nous tend les bras. Et nous nous laissons tenter par un plongeon dans cet univers artistique.
Derrière les barrières, pas un clown. Pas un lama. Nous serions-nous finalement trompés d'endroit ? Que nenni. Un homme sort d'une caravane. Barbe longue, lunettes noires. Vague impression de l'avoir déjà vu quelque part. Dans un conte peut-être. "Bonjour ! Moi, c'est Bona" C'est donc lui, Bonaventure Gacon, l'un des artistes du groupe, le porteur. Suit Bastien, le violiste. Et Titoune, la voltigeuse fine comme un fil de fer. Chapeau noir vissé sur ses cheveux rouges. Direction le repaire de Mads, le jongleur.
Bus de luxe
Et là, cela semble... surnaturel ! Mads vit dans un vieux bus, juste magique. L'engin semble tout droit sorti d'une carte postale. Une marche, puis deux. Des odeurs d'épices titillent les narines, le jongleur jongle avec casseroles et assiettes.
Au menu : couscous. Et, vu l'odeur, si le repas de midi ne s'était pas achevé 15 minutes plus tôt, on s'attablerait volontiers... Deux fauteuils de bus sont en l'état et servent de chaises. Au fond, le coin chambre a trouvé place : deux lits et une baignoire. Bus de luxe, on vous dit. Sans bling bling, cela va de soi.
Autour de la table, les langues se délient. Timidement. Blagues en stock. Et croyez-nous, entourés de ces clowns d'artistes, il est bien difficile de démêler le vrai du faux.
Entre deux éclats de rire, ils parlent de leur vie, leur quotidien, leur passion. Ces longs mois de tournée où la caravane devient le domicile principal.

"On dit souvent qu'on a une caravane et une maison de campagne", lâche Bona.
Un train de vie naturel pour ces gens du voyage circassien.
Vivre dans une maison à plein-temps ?
"Pas pour l'instant, non". Paroles de Titoune. Qui concède tout de même qu'on "apprécie le confort quand on est en pause, les toilettes, une bonne douche".
Les trois artistes parlent à l'unisson, complices. Fruit de nombreuses années d'aventure commune. Titoune et Mads tournaient sur un spectacle ensemble. Mads et Bona étaient dans la même école.
Voilà comment on crée un groupe soudé. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. C'est le deuxième spectacle qu'ils présentent. Et le succès est toujours au rendez-vous. Volchok tourne depuis près de trois ans.
L'histoire ?
"Chacun est libre d'imaginer ce qu'il veut, ce sont des scènes de vie qui peuvent coller à tout le monde", confie Bona.
"On utilise des techniques du cirque. On travaille énormément, c'est difficile, ce n'est pas à la portée de tous mais le spectacle n'est pas centré sur ça, enchaîne Mads. On n'en met pas plein la vue, pour le public, sinon les gens s'éloignent de nous. Ils sont impressionnés mais pas touchés. Ce qu'on souhaite, c'est rester sobre".
La sobriété dans le burlesque. Faire rire. Étonner sans bluffer. Mais marquer le public. Une équation parfaitement résolue pour ce groupe à la fois drôle et touchant.
Kamma, 14 ans et une âme d’artiste
Paraît qu’elle a, elle aussi, attrapé le virus circassien…
Elle est, comme on dit, tombée dans la marmite quand elle était petite. Kamma, la fille de Mads, suit la tournée. Dans le bus de son père, sur la table, un dictionnaire, des feuilles. Des indices qui ne trompent pas : la jeune fille suit ses cours de troisième par correspondance.
À 14 ans, on imagine mal comment on peut préférer choisir la route aux copines de classe. "Ça ne me manque pas, j’ai toujours des amies mais on n’a pas les mêmes priorités. Elles passent leur journée au collège, elles ne parlent que de ça. Moi, ça ne m’intéresse pas".
Du coup, elle suit son père. Sur les routes, c’est là qu’elle se sent le mieux. Elle qui rêve déjà d’embrasser une carrière d’artiste. Pour le moment, c’est sur le trapèze qu’elle se sent le plus à l’aise. "J’ai deux filles, Kamma adore venir en tournée, sa sœur qui est en cinquième, a déjà essayé mais elle n’aime pas ça", confie Mads Kamma, elle fait déjà partie d’une petite troupe de quatre artistes. Elle songe déjà à son prochain spectacle, présenté au printemps et mise en scène par une certaine Titoune. Tiens donc… On nous avait pourtant prévenu : le monde du cirque est petit.
Infos sur :
Coordonnées
La Toupie
Association La Toupie
La Griotte
26150 Die
Tel : 04 75 21 70 69
Port : 06 77 89 34 25

Mémoire : Le cirque Trottola remue ciel et terre
Acrobates, clowns et musiciens jouent un «Volchok» théâtral et percutant. S’il est une bonne adresse à recommander ces temps-ci, c’est bien la place Audéoud, à Chêne-Bougeries, où se déroule le Festival des 20?ans du Théâtre-Cirqule! Trois chapiteaux, une tente-buvette et une multitude de roulottes pimentent de couleurs la pelouse, tandis que des guirlandes lumineuses jouent les entremetteuses entre les mâts et les arbres majestueux. Une image magique à la nuit tombée, fellinienne, comme hors du temps.
C’est sous le chapiteau rouge vif du cirque Trottola qu’il faudra se rendre d’ici à la fin du mois. Une tente ovale, avec des gradins à l’intérieur qui forment une sorte de parenthèse autour de l’espace de jeu. Ce plancher, rouge, comme il se doit, est éclairé comme une scène de music-hall. Ses deux extrémités masquées permettent des entrées ou des sorties très théâtrales aux personnages de «Volchok».
Le nouveau cirque
Car sous ce chapiteau, où s’épanouit le «nouveau cirque» dans toute sa splendeur et son exigence, les artistes ne se contentent pas de faire leur numéro avant de disparaître. Ils créent des personnages, cultivent une ambiance, souvent décalée. Et ils racontent des histoires, sans paroles, bien sûr, mais en musique. Une partition fantasque et imaginative, jouée en direct par deux bidouilleurs d’instrument de bric et de broc.
Dans ce «Volchok», une coquetterie russe pour dire «toupie», le trio Trottola exploite au mieux les particularités physiques et les talents de ses membres. Il y a Titoune, frêle acrobate et voltigeuse, hirsute en diable, à la mimique étonnée, mutine, toujours à la limite, à défier le vide et les gros bras. Ceux de son compagnon Bonaventure Gacon. Un balèze, un faussement pataud à la barbe broussailleuse, mais un véritable clown, excessif, énorme, touchant. Entre ces deux extrêmes se glisse Mads Rosenbeck. Un jongleur tout en finesse, danseur au balai-brosse et homme-sandwich à ses heures, préoccupé parfois par sa tenue de scène.
Des ballots en fil rouge
Et pourtant, il n’est pas question ici de strass ou de paillettes. De faire joli. On est plutôt dans le registre brut de brut, avec ces ballots poussiéreux qui tombent du ciel et avec lesquels ces trois personnages vont devoir composer tout au long du spectacle. Ces fardeaux que l’on tire, que l’on pousse, dont on aimerait se défaire, deviennent prétextes à toutes sortes de jeux drôles et inventifs.
A terre, les trois artistes remuent paquets, chaise et balai géant dans des chorégraphies efficaces et avec une grande maîtrise des arts circassiens, portée acrobatique, jonglerie, équilibrisme. Le numéro à l’échelle de Bonaventure Gacon a beau être un classique du genre, l’homme est irrésistible de gaucherie comique.
Et dans les airs, ça déménage! La rousse incendiaire flirte mine de rien avec le danger, jouant à cochon pendu sur la barre transversale, s’agrippant au trapèze comme à une bouée, tout en se faisant balancer dans le vide et rattraper comme un brin de paille par le colosse barbu. Volchok donne un bon et salutaire tournis aux spectateurs, avec cette touche d’humour et de déraison qui fait mouche.
«Volchok», par le cirque Trottola, dans le cadre du Festival de cirque du Théâtre Cirqule, place Audéoud, à Chêne-Bougeries, ve 20, sa 21, me 25, ve 27, sa 28 à 20?h; ma 24 à 21?h, tout public, renseignements et réservation au 079?305?28?41; www.ecoledecirque-ge.ch
FRANÇOISE NYDEGGER le 20.03.2009

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