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Médias Citoyens Diois continu !

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vendredi 31 juillet 2009

Revue


Courant alternatif
Un article sur la loi Bachelot sur l’hôpital, un autre sur Total et les catastrophes qui ne sont pas le fruit du hasard ; une double page sur les avancées des créationnistes. (N° 192, été 2009, mensuel, 3,80 euros. – OCL/Egrégore, BP 1213, 51058 Reims Cedex.)

Culture






Rencontres Culturelles

de la Motte Chalancon.
Le souffle des chorales Dioises, Tétras Lyre de Luc en Diois, Mélodie et le Petit Chœur de Die et Aygue Oule de la Motte Chalancon, animées par Jean-Dominique Westphal a résonné lors des Rencontres Culturelles de l’Oule à la Motte Chalancon avec La Chorale du Delta de Coline Serreau . En l’église de la Motte, ce sont Mozart, Schubert, Brassens, des Chants Hébreux, de la Renaissance et des Negro Spirituals qui ont réjoui les quelques 500 personnes présentes…jusqu’ à l’ extérieur. L’église de La Motte Chalancon débordait comme en 2008. « Coline Serreau, comédienne, metteur en scène, auteur dramatique, scénariste, réalisatrice, c’est certainement et avant tout de la sincérité à revendre, de la simplicité à faire partager une volonté de changer pour un monde meilleur, est pour nous, et le festival des rencontres culturelles la marraine par excellence Nous espérons, en vous faisant ainsi participer à nos coups de coeur, que cette programmation sera pour vous une délicieuse suite d’émotions artistiques » : introduisait Gérard Szostak, Directeur du Val d’Oule. La Chorale du Delta est née en 2003 à la suite d'un stage donné par Coline Serreau au théâtre du Rond-Point des Champs Elysées à des comédiens. Le groupe qui s'était formé alors ne voulant pas se séparer, il a continué à se réunir au Cinéma des Cinéastes puis rue du Delta pour chanter une fois par semaine. De nombreux choristes se sont joints au groupe initial : des musiciens, des comédiens, des amoureux de la musique. C'est un choeur d'amateurs qui travaillent avec rigueur et veulent aborder un répertoire éclectique couvrant l'histoire de la musique du moyen âge au XXIe siècle. Il est dirigé de main de maître par la célèbre cinéaste, qui nous a fait le double plaisir d’être la marraine des Rencontres Culturelles de la Motte Chalancon , et de revenir nous enchanter à nouveau cette année. « Sur la base des stages pour adolescents théâtre et musique à La Motte Chalancon organisés conjointement par la FNACEM et l’association Le Val d’Oule, le premier festival des rencontres culturelles voyait le jour en 2007. De nombreux participants étaient d’anciens stagiaires, qui, devenus professionnels, nous ont gardé leurs affection et confiance et ont répondu spontanément à notre invitation. D’autres sont des amis, ou tout simplement des artistes dont la rencontre fut le départ d’une amitié ou une admiration. La première édition fût bien ce lieu de rencontres culturelles et d’échanges rayonnants que nous avions envisagé entre les stagiaires, de jeunes artistes professionnels, et le public. Cette troisième édition est encore plus éclectique et mêlera théâtre, théâtre de rue, musique, lecture publique, et toujours cinéma et astronomie » : explique Claude Falkland le directeur artistique.
Pour la deuxième année, le musicien avait préparé les chorales dioises à une rencontre avec la Chorale du Delta dirigée par Coline Serreau pour le plus grand plaisir du public. Dans le Diois depuis 2004, Jean-Dominique Westphal sillonne les écoles primaires en tant qu’intervenant musical. Il a crée ses propres cours dans le Haut-Diois pour permettre aux enfants d’avoir accès à des formations musicales à proximité de chez eux. Itinérant, de Montbrun à Glandage et de Luc à Valdrôme, il travaille à l’Ecole de Musique de Nyons dont dépend la Motte Chalancon. Ce passionné de musique, ex-directeur de l’Ecole de Musique de Die, a pour projet de développer des cours d’instruments avec d’autres musiciens dans la montagne Drômoise. Rappelons que les Rencontres Culturelles de l’Oule mobilisent l’ensemble de la population du Canton pendant un mois, sensibilisent nombre d’estivants, brillent par leur qualité et leur dynamisme et valorisent l’âme d’un beau village du Diois. Les Rencontres se poursuivent jusqu’ au 15 août…
Claude Veyret pour Apis
Domimique Westphal et Coline Serreau

jeudi 30 juillet 2009

Local et Bio


Bio et local, c’est l’idéal !
Les produits bios en vente directe sont encore meilleurs pour la planète.
Du 22 au 27 septembre, Corabio fête l’automne avec la 3ème édition de la campagne « Bio et local, c’est l’idéal », pour informer les consommateurs des qualités et des avantages des produits bio en circuit court et faire connaître les producteurs bio en vente directe. Pour ouvrir cette campagne, Corabio organise un colloque à Bourg de Péage, le 22 septembre, sur le rôle des collectivités territoriales dans le développement de l’agriculture biologique.
L’agriculture biologique est un signe officiel de qualité (AB) et le modèle agricole le plus durable. C’est donc tout naturellement que de nombreux producteurs bios font le choix de la vente directe (plus de 700 en Rhône-Alpes) pour limiter le transport des produits et améliorer encore le bilan écologique de leur production. Les circuits courts de commercialisation ont la cote en bio : vente à la ferme, marchés, points de vente collectifs et maintenant paniers sont largement plébiscités par les producteurs bio comme de plus en plus de consommateurs. Car tout le monde est gagnant avec la vente directe : le consommateur bénéficie de produits plus frais, cultivés dans son environnement et d’une traçabilité incomparable. Le producteur a la satisfaction du lien direct avec le consommateur et une rémunération plus juste en évitant de multiples intermédiaires. Enfin, la société est aussi gagnante dans son ensemble avec un meilleur bilan écologique (grâce à la limitation des transports de produits) et un impact socio-économique très positif (grâce à la re-localisation et à la pérennisation d’activités agricoles et d’échanges locaux).
Du 22 au 27 septembre, la campagne « Bio et local, c’est l’idéal » marquera le début de l’automne avec une série de rendez-vous dans toute la région Rhône-Alpes. Elle débutera mardi 22 septembre à Bourg de Péage avec un colloque professionnel sur le rôle des collectivités territoriales dans le développement de l’agriculture biologique avant de se poursuivre par des animations, visites de fermes, marchés bio, dégustations pour découvrir les producteurs bio en vente directe et leurs délicieux produits.
Toutes les informations pratiques et rendez-vous de cette campagne seront disponibles dans le courant de l’été sur www.corabio.org ou directement auprès de Corabio au 04 75 61 19 35.
Olivier Rousseau
Chargé de communication
Corabio - 04 75 61 19 35

mercredi 29 juillet 2009

Absurdité



Méga-camions : le gouvernement français y pense !
En évoquant une possible expérimentation des méga-camions en France, le secrétariat d’Etat chargé des Transports a jeté un pavé dans la mare. Les associations écologistes notamment se sont soulevées contre cette éventualité, dont le principal intérêt serait bien sûr de transporter une cargaison plus importante. Face à une directive globale européenne, les voix discordantes auront bien du mal à se faire entendre.
Des méga-camions sur les routes de France, c’est peut-être pour bientôt. Mais le conditionnel est largement de rigueur, tant cette éventualité fait déjà jaser. Concrètement, les méga-camions ou méga-trucks, longs de 25,25 mètres et qui peuvent peser jusqu’à 60 tonnes, auraient pour principal avantage de transporter plus de marchandises. Donc de réduire, théoriquement, le nombre de poids lourds dans l’Hexagone. La réalité serait sans doute beaucoup moins évidente.
Le seul projet sur lequel a planché pour l’instant le secrétariat d’Etat chargé des Transports concerne une simple expérimentation du concept, qui pourrait intervenir à partir de l’année prochaine. Aujourd’hui, la taille et le poids maximal autorisé pour les camions en France sont de 18,75 mètres de long et 40 tonnes. Le changement serait d’importance, et seuls les pays scandinaves et les Pays-Bas ont pour le moment autorisé l’accès à ces engins sur leurs grands axes.


Les Français n’en veulent pas du tout.
Mais là où en Suède et en Finlande par exemple, les méga-camions apparaissent nécessaires pour aider au transport du bois, le projet apporte son lot de contestations en France. Le respect de l’écologie et de la sécurité sont bien sûr les deux principaux écueils, et ont déjà contraint le secrétariat d’Etat chargé des Transports à tempérer son enthousiasme d’origine sur ce sujet. Le gouvernement a d’ailleurs chargé l’Observatoire Energie Environnement Transports, mis en place dans le cadre du Grenelle de l’environnement, de rendre ses conclusions à propos de la viabilité des méga-camions en France.
Le vrai problème est double, voire triple : la dimension de ce type de véhicules rend les dépassements plus dangereux, notamment par temps de pluie, et d’autre part les infrastructures autoroutières ne sont dans l’ensemble pas adaptées, notamment sur les aires de repos. D’autre part, les émissions de CO2 ne feraient qu’augmenter si les transporteurs décident de maintenir la cadence actuelle de camions en circulation, et profitent simplement d’une plus grande capacité de chargement pour améliorer la rentabilité.
France Nature Environnement (FNE), la fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement, s’est rapidement inscrite en faux face à ce projet d’expérimentation, en lançant une pétition en ligne. En plus des arguments précités, FNE s’est doté d’autres atouts pour convaincre du manque de pertinence des méga-camions : selon un sondage CSA publié par FNE, 81% des Français n’en veulent pas sur leurs routes, et 79% seraient même inquiets s’ils venaient effectivement à circuler.
La route plutôt que les rails et la mer ?
Un projet plus global de la Commission européenne serait cependant dans les cartons, ce qui aurait d’ailleurs motivé le gouvernement français. Les différentes associations écologiques auront certainement beaucoup de mal à contrer les instances du Vieux continent (harcelées par les lobbys du tout routier), généralement peu enclin à laisser certains pays fixer ses propres règles, et qui n’hésitera pas à contredire ses propres idéaux, puisque les futurs méga-camions ne devraient pas s’astreindre à la future norme Euro 5 (applicable en septembre). Pour une grande majorité, il s’agira simplement d’ajouter une remorque à un camion déjà existant.
Pour les adeptes du développement du transport de marchandises par train ou bateau, la pilule aurait également bien du mal à passer. Pour les partisans de la relocalisation économique on touche le fond de l’absurdité. Le Parti socialiste s’est déjà fendu d’un communiqué jugeant les méga-camions comme une « fausse bonne idée ». Le débat est lancé, et le chantier (d’ampleur) sur les autoroutes devra démarrer rapidement en cas de validation du projet.
Thomas Siniecki
Ps : les camions en France métropolitaine sont actuellement responsables de 7678 accidents par an (à peu prêt un sur 10), 444 morts, 9690 blessés et 3617 hospitalisations et coûtent 24 milliards d’euros aux contribuables. (Sources Prévention Routière). Une logique que nos élus de tous bords trouve normale. On peut même se permettre de leur payer des infrastructures routières ad hoc et leur détaxer le Gasoil.

Fêtes


Saint-Martin--en-Vercors :
13 éme édition de la Fête
du Tilleul
C'est l'histoire d'une fête de village qui se perpétue depuis une douzaine d'années, tous les premiers week-ends d'août et où habitants, amis et touristes aiment à se retrouver pour danser, écouter, découvrir et surtout passer de bons moments. Cette année, la fête débutera le vendredi 31 juillet avec une soirée théâtre et cabaret que tous pourront apprécier autour d'un buffet tout particulier (une surprise plutôt douce et agréable au dessert est annoncée par les organisateurs). La journée du samedi 1er août sera comme à son habitude organisée autour d'une rando-patrimoine, d'un vide grenier, d'un marché paysan, d'un foire artisanale, le tout orchestré par la Tambourineuse qui guidera les gens et leur annoncera au fur et à mesure, les spectacles, concerts et animations de la grande journée. Repas champêtre au son de la viole de gambe, Fermade sur le thème du cinéma d'animation, concert rock, spectacle d'Andrée Kupp « dresseur de légumes », jazz solo tombé du ciel, Henry Destroy et musique latino endiablée avec l 'Orquesta del Tilo: pas de doute ça va bouger à Saint-Martin ! Infos et programmes sur vertacoo.com ou par mail à les.martinades@yahoo.fr
Gil Borel
06 75 18 73 60 ; 04 75 48 22 38
infos@maison-aventure.com

mardi 28 juillet 2009

Revue


Altermondes
Le combat pour les droits des peuples est toujours actuel, à lire le dossier sur « La longue marche des peuples » d’Ossétie du Sud, du Tibet, de Palestine, du Sahara occidental... Réflexion sur peuple et identité. Une tribune sur la détermination illusoire des pays du G20 à réglementer les paradis fiscaux. « Prada la main dans le sac », sur le traitement des ouvrières turques d’une société de sous-traitance. (N° 18, juin, trimestriel, 5 euros. — 14, passage Dubail, 75010 Paris.)

lundi 27 juillet 2009

Fraternité




Université d'été 2009 des Centres Sociaux
Les évocations répétées de « la crise » dont les causes sont mondiales déclenchent implicitement un sentiment d'impuissance. C'est pourquoi nous souhaitons prendre le temps lors de notre université d'été de réfléchir ensemble à la manière de « se redonner du pouvoir sur notre économie ». Nous le ferons en repartant des besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se déplacer, se soigner..., en écoutant de nombreux acteurs qui se sont redonnés collectivement du pouvoir à travers leur expérience et par des méthodologies d'animation ludiques, politiques et poétiques. Cette université d'été, organisée par l'union régionale des centres sociaux, est ouverte à tous : habitants, administrateurs, salariés, partenaires... Inscriptions : Sylvaine Antouly
04 75 05 04 14
sa@rhone-alpes.centres-sociaux.org
Rencontrer des militants non-violents contre la pauvreté
Suite à la marche contre la pauvreté dans la Drôme, nous avons proposé à de simples citoyens et à des organisations partenaires de créer un Collectif pour la dignité et contre la pauvreté. Ce Collectif vise l'organisation d'une marche régionale contre la pauvreté au mois du 30 juin au 3 juillet 2010 sur Lyon (nous aurons besoin d'aide). Mais auparavant, le Collectif organise un cycle de rencontres avec des militants indiens et latino-américains pour échanger sur nos expériences respectives. Nous avons notamment le plaisir d'accueillir à nouveau Rajagopal (notre photo) (président d'Ekta Parishad) qui porte la tradition de lutte non-violente exercée par Gandhi au XXe siècle notamment en organisant des marches dont la dernière a rassemblé 25 000 paysans intouchables ou issus des tribus pendant un mois afin d'obtenir une réforme agraire. Mais il y aura aussi Biju (responsable de la formation à Ekta Parishad) et Ana Juanche (secrétaire générale du mouvement Justice et Paix Amérique latine dont le président Esquivel a été récompensée du prix Nobel de la paix) et peut être le représentant d'une communauté zapatiste du Chiapas. Nous les recevrons du 3 au 5 octobre dans le cadre d'un voyage en Europe organisé par Gandhi International. Des rencontres seront organisées le 3 octobre à Chambéry sur le thème de « lutter contre la pauvreté », le 4 octobre à St Antoine l'Abbaye (cf infra), le 5 octobre à Grenoble (cf infra) et le 6 octobre à Lyon. Prenez date dans vos agendas. Des renseignements plus précis seront envoyés dès la rentrée avec les dates et les lieux de rencontres.
Agenda
- Université d'été : 11 au 13 septembre 2009 à Ste Foy les Lyon
- Rencontres avec Rajagopal et Ana Juanche : 3 octobre à Chambéry ; 4 octobre à St Antoine l'Abbaye ; 5 octobre à Grenoble ; 6 octobre à Lyon
- 40 ans de la Fédération de la Loire : 3 octobre à St Etienne
- Temps d'information sur la formation professionnelle : jeudi 8 octobre à
Givors à 14h
- Conseil d'administration de l'union régionale : jeudi 8 octobre à Givors à 18h
- Centres sociaux et lutte contre les discrimninations : jeudi 15 octobre de 9h30 à 16h30 à l'Espace CAF à Lyon
- Comité de pilotage Seracs : 9 octobre 2009 à Lyon
- Fête de départ à la retraite de Joël Gagnard : 16 octobre 2009 dans les Monts du Lyonnais
- Comité des délégués : 23 octobre 2009 et le 1er décembre à Pont Evêque
- Temps de travail régional sur le vieillissement : 26 octobre 2009 à 9h30 à la fédération du Rhône
- Assemblée générale régionale : le 6 octobre à 18h à Givors

Envoyé le 24 juillet 2009 à 705 personnes intéressées par les actions de l'union régionale. Les informations présentes dans ce bulletin sont libres et de droit et peuvent être colportées sans autorisation des auteurs.
Pour nous faire partager vos informations, Tél. 04 75 05 04 14 ou uracs@rhone-alpes.centres-sociaux.org
Rédaction Manu Bodinier.
06 77 17 77 57. mb@rhone-alpes.centres-sociaux.org

lundi 20 juillet 2009

Pour une Drôme sans pesticides

Drôme sans pesticides
Ce supplément du courrier des épines drômoises pour une Drôme sans pesticides s’adresse aux collectivités : celles-ci entretiennent des surfaces importantes et la
FRAPNA Drôme espère les engager à un changement de pratique. Si leur action a un impact certain, elle a aussi valeur d’exemple, entraînant une dynamique auprès de
toute la population. La FRAPNA Drôme informera les habitants pour qu’ils soutiennent l’action de leur commune, et pour qu’ils décident aussi d’éliminer les produits toxiques de leur panoplie de jardinier.
Ces pesticides sont dans l’air, dans l’eau et dans les aliments : il s’agit de protéger la santé des techniciens et de la population, et de préserver toute la chaîne du vivant.
La FRAPNA Drôme intervient dans cette action comme elle le fait dans tous ces projets : elle relaie l’information, incite au changement en mettant en réseau et en favorisant les échanges. La FRAPNA Drôme est une association de citoyens qui s’organisent collectivement
pour permettre à leurs contemporains et aux générations futures de bénéficier d’un environnement sain, d’une nature préservée, d’un accès équitable et durable aux ressources.
Ce document est une première étape dans cette opération Drôme sans pesticides. Nous
avons désormais rendez-vous pour la suite : en 2009, nous valoriserons les engagements
que vous aurez su prendre dans chaque collectivité.
Bonne lecture et à bientôt.
La commission pesticides de la FRAPNA-Drôme

Proposition à faire au Maire de votre commune et à son Conseil :

PROPOSITION DE DELIBERATION DE CONSEIL MUNICIPAL
LIMITANT L'USAGE DES PESTICIDES
L'an deux mille neuf……, Le
Le conseil municipal de……… … … … dûment convoqué, s'est réuni en session ordinaire, à la mairie, sous la présidence de M, ou Mme, …………… , Maire.
Date de convocation du conseil municipal :
Présents :……
Absents :……
Secrétaire de séance : …………

Le Conseil municipal
Considérant que le principe de précaution commande que l'autorité publique ne doit pas attendre de disposer de la preuve certaine et absolue qu'un dommage risque d'être causé à la santé publique ou à l'environnement par une activité humaine pour en interdire ou en restreindre l'exercice,

Considérant que l'usage des désherbants et herbicides pour entretenir le bord des voiries, les trottoirs et les espaces libres de la commune peut entraîner des risques sanitaires pour le personnel qui les répand (risque d'intoxications aiguës, d'allergies, de difficultés respiratoires, d'effets dermatologiques, de perturbation hormonale et de la baisse de la fertilité…),

Considérant que l'usage des désherbants et herbicides peut contaminer les sols, les réseaux hydrographiques, les jardins, les vergers, les cours d'école et leur environnement immédiat causant ainsi de graves pollutions de l'eau, de l'air et des sols (ainsi 90 000 personnes boivent une eau polluée par les pesticides en Isère),

Considérant que ces pollutions peuvent atteindre le système immunitaire des citoyens, particulièrement des personnes âgées et des enfants et entrainer une augmentation des cancers, des perturbations hormonales et une baisse de la fertilité humaine,

Considérant qu'un gramme d'une molécule de désherbant ou d'herbicide peut polluer un cours d'eau de 1m de large sur 1m de profondeur sur une distance de 10Km perturbant l'écosystème aquatique et la faune piscicole,

Considérant que de nombreuses espèces animales et végétales, particulièrement les abeilles sont menacées par l'usage irréfléchi de pesticides.

Vu la Constitution et le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 selon lequel la nation garantit à tous la protection de la santé, de même que le préambule de la constitution de 1958 reconnu par le Conseil Constitutionnel depuis 1971.

Vu le traité instituant la Communauté Européenne, modifié et notamment son article 174 consacrant le principe de précaution.

Vu le code de l'environnement et notamment son article L.110-1 II 1°,

Vu la jurisprudence de la Cour de Justice des Communautés Eurpéennes et du Conseil d'Etat qui autorisent à interdire provisoirement la commercialisation, l'utilisation et la diffusion de substances de toute nature lorsqu'il existe un doute quant à leur absence d'innocuité pour la santé ou l'environnement.
Vu la charte de l’environnement, loi constitutionnelle N°2005.205 du 1 mars 2005,

Vu les articles L.2121-29, L.2212-1 et L.2212-2-2° et 5° du Code Général des Collectivités Territoriales
Après en avoir délibéré,
Décide :

ARTICLE UNIQUE :
Le Conseil municipal renonce, interdit ou limite (au choix) l'usage de désherbants ou herbicides par le personnel communal pour l'entretien des espaces libres de la commune (trottoirs, bords de voirie…). Il supprime la ligne budgétaire: achat de produits phytosanitaires dans le budget.
Le Conseil municipal demande à la Direction départementale de l'équipement et au Conseil général de faire de même. Il incite les citoyens de la commune, les agriculteurs et les jardiniers à préférer les techniques alternatives notamment le désherbage mécanique, thermique et l'agriculture biologique.


Le Maire

samedi 18 juillet 2009

Agenda


Vercors
Programme d'animations culturelles 2009
MÉMORIAL DE LA RÉSISTANCE et Musée de la Préhistoire du Vercors
Vassieux en Vercors
Apéro/spectacle chaque week-end de 18h à 21h
En alternance tantôt autour d'un site archéologique tantôt en terrasse panoramique (salle de projection en cas de pluie). Au tarif d'entrée : 5€ - 2€50 enfants - 12€50 famille.

1/07 AU 02/09 : EXPO « L'ISÈRE LIBÉRÉE »
21/07 AU MUSÉE DE LA RÉSISTANCE ET 25/07 AU MÉMORIAL : TIMBRE DE COLLECTION VERCORS EN VENTE AUPRÈS D'UNE POSTIÈRE DES ANNÉES 40, AU TARIF DE 2€!
24/07 : CONCERT JAZZ PAR TRIO RÉSISTANCES, « UNE MUSIQUE ENTHOUSIASTE SANS FRONTIÈRES » L'HUMANITÉ
01/08 : Rencontre de l’ explorateur : Janot Lamberton, enfant du pays, glacionaute recordman du monde au Groenland ; Entrée libre
8/08 : CONCERT HOMMAGE À LA CHANSON FRANÇAISE : BRASSENS, GAINSBOURG, VIAN, PRÉVERT... PAR LES 2 ONCLES (DE ST MARTIN)
14/08 : anniversaire de la réouverture « les 1 an du Musée ! » Entrée libre spectacle de danse et récit de la découverte du site par le Dr Malenfant
22/08 : FÊTE DE LA LIBÉRATION : VERNISSAGE EXPO L'ISÈRE LIBÉRÉE (JUSQU'AU 02/09) PROJECTION, SALON DU LIVRE/RENCONTRES AUTEURS ENTRÉE LIBRE
29/08 : colloque ECOLOGIE « le réchauffement climatique » Entrée libre
Diffusion du nouveau film « Home » de Yann Arthus Bertrand, conférence par un expert scientifique, les nécessaires écogestes locaux par le Parc Naturel Régional du Vercors et Michel Repellin, maire de Vassieux, village écopartenarial. Fouille d'un carreau de poubelle de l'homme préhistorique, Jeu animé pour enfants.
5/09 : SPECTACLE THÉÂTRAL "ARBEIT MACHT FREI ?" TEMOIGNAGE DU GÉNÉRAL ROGERIE ; LE TRAVAIL DANS L'Univers CONCENTRATIONNAIRE NAZI - POÉSIES, LECTURES, CHANSONS
12/09 : rencontre chercheur scientifique « De 9000 à 5500 ans av JC dans le Vercors » par Régis Picavet, AVDAP Entrée libre
19/09 et 20/09 : Journées européennes du patrimoine sur le thème « l'accessibilité pour tous » Entrée libre À 10 H, VISITE COMMENTÉE DU SITE ; À 15H VISITE COMMENTÉE DE L’Expo « VASSIEUX DÉTRUITE, VASSIEUX RECONSTRUITE » (DU 01/09 AU 15/10) A 10h30 et 14h30, visite commentée du musée
26/09 : SPECTACLE « MATIN BRUN » DE FRANCK PAVLOFF
NI DES HÉROS, NI DE PURS SALAUDS. SIMPLEMENT, POUR ÉVITER LES ENNUIS, ILS DÉTOURNENT LES YEUX. Sait-on ASSEZ OÙ RISQUENT DE NOUS MENER COLLECTIVEMENT LES PETITES LÂCHETÉS DE CHACUN D’ENTRE NOUS ?
3/10 : Le rendez-vous du Conte pour petits et grands Entrée libre
10/10 : SCÈNE OUVERTE AUX JEUNES TALENTS ENTRÉE LIBRE
17/10 : Rencontre scientifique : histoire du peuplement du vercors et l'extinction de l'homme de néandertal Entrée libre
DU 19 AU 25/10 : PIANISTE EN RÉSIDENCE - ATELIERS D'INITIATION À L'ECOUTE DE LA MUSIQUE CLASSIQUE AUX ÉCOLES - OUVERT À TOUS MERCREDI 21 OCTOBRE !
25/10 : À 17 H, VERNISSAGE DE L'Expo PHOTOS INÉDITE DE MARC RIBOUD « RETOUR SUR LES LIEUX DE MON ACTION DE RÉSISTANT » (DU 15/10 AU 11/12 À 18 H, CONCERT « L'ESPRIT BOHÉMIEN », RÉCITAL VIOLON ET PIANO, ET PRÉSENTATION DES OEUVRES RÉALISÉES PAR LES ENFANTS. ENTRÉE LIBRE
31/10 : Scène ouverte aux jeunes talents Entrée libre
7/11 : CHORALE « VOCAL SONGS », CHANTS DU MONDE - 20 CHORISTES
DU 19/12 AU 15/02 : EXPO « LES GRANDES RÉSISTANTES CONTEMPORAINES »
www.prehistoire-vercors.fr - 04 75 48 27 81-
www.memorial-vercors.fr- 04 75 48 26 00

Santé


Grippe porçine

Le gouvernement a annoncé la commande de 94 millions de doses de vaccins et la mobilisation des médecins libéraux...
Ce mercredi, la Cellule Interministérielle de Crise s’est réunie afin de faire le point sur le dispositif de lutte contre la grippe porcine A/H1N1. Bilan des courses : le gouvernement a monté d'un cran supplémentaire son dispositif de lutte, annonçant la commande ferme de 94 millions de doses de vaccins et la mobilisation des médecins libéraux à partir du 23 juillet. «La situation est très encadrée parce que nous sommes totalement mobilisés», a déclaré le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. Il a souligné la volonté du gouvernement d'anticiper la rentrée.Une quarantaine de malades en France. La France a dépassé les 600 cas de la nouvelle grippe porcine A/H1N1 depuis le début de l'épidémie, selon l'Institut de veille sanitaire. «Actuellement, il y a une quarantaine de personnes malades en France», a précisé la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Elle a également annoncé que la France avait négocié la commande ferme de 94 millions de doses de vaccins contre la nouvelle grippe auprès de trois laboratoires : Sanofi-Pasteur, GlaxoSmithKline et Novartis. Ces contrats, qui représentent 1 milliard d'euros, comportent une pré-réservation pour 36 autres millions de doses, a précisé la ministre, ajoutant que les contacts se poursuivaient avec la société Baxter. Par ailleurs, à compter du 23 juillet, le dispositif de prise en charge de la nouvelle grippe va mobiliser les médecins libéraux. «La CIC a décidé de confirmer la prise en charge des malades par le secteur ambulatoire c'est-à-dire par la médecine libérale. C'est une des mesures qui étaient prévues dans le plan de lutte contre la pandémie grippale», a indiqué Brice Hortefeux. «Toujours à partir du 23 juillet, les pharmacies délivreront sur prescriptions médicales des masques anti-projections gratuitement», a précisé Roselyne Bachelot.
Porcine ?
Les mensonges répétés du président mexicain Felipe Calderon n’y font rien : le virus A/H1N1 continue de se répandre sur la planète, à une vitesse tellement exponentielle que le magazine New Scientist estime que la grippe porcine pourrait avoir contaminé un milliard d’individus d’ici le mois de juillet. De toute évidence, la phase 6 du niveau d’alerte de pandémie n’est retardée que dans le but de laisser suffisamment de temps aux chancelleries pour organiser leurs plans de « distanciation sociale ».
Mais ce n’est pas la seule mise en garde du magazine New Scientist, pour qui le virus n’est manifestement pas sensible aux températures estivales.
Les données mexicaines montrent que les cas de pneumonies - une conséquence du A/H1N1 quand il n’est pas soigné rapidement - ont bondi en avril, où la température de Mexico-City oscille entre 15° et 26° Celsius, ce qui est également la température moyenne en Europe en été.
Information complétée par une étude de l’Université de Berkeley qui indique que le A/H1N1 serait mortel dans tous les cas lorsqu’il n’est pas traité par un anti-viral dans les trois premiers jours. C’est sans doute la raison pour laquelle le Mexique s’est fait livrer plus d’un million de doses de Tamiflu cette semaine, en même temps qu’un retour à la « normale », qui sera assurément temporaire.
En outre, la grippe saisonnière tue généralement les populations très jeunes et très âgées. Le même groupe d’âge avait été touchés de manière disproportionnée, en 1918, et lors d’autres pandémies.
De fait, les malades traités dans les hôpitaux reçoivent des doses massives d’oseltamivir, sous sa forme injectable, de sorte a ce que l’on soit certain qu’ils puissent figurer du bon côté des statistiques.
Malgré ces efforts de propagande, les « cas » ont doublé aux États-Unis ces dernières vingt-quatre heures, et aucun pays ne peut maintenant prétendre ne pas être touché.
Pandémie et Business
En réponse aux bonnes âmes qui s’étaient offusquées quand Condoleezza Rice avait très vite défini le tsunami de décembre 2004 comme une « merveilleuse opportunité » (« qui nous a été d’un grand profit », avait-elle ajouté), il a été justement remarqué qu’elle ne faisait qu’exprimer là, de façon certes un peu cavalière, une réalité du capitalisme (cf. Naomi Klein, « The rise of disaster Capitalism »). Il y avait cependant quelque naïveté à faire remonter la mise en place de ce « capitalisme du désastre » - formule qui est en elle-même un pléonasme - à la dévastation de l’Amérique centrale par le cyclone Mitch en octobre 1998, et à principalement ranger sous cette rubrique les opérations extérieures de l’administration américaine et de la Banque mondiale, désormais planifiées pour préparer en même temps les interventions militaires à venir et la reconstruction des pays qui n’ont pas été encore détruits, car c’est universellement que le déchaînement de calamités sans nombre, avec leurs combinaisons imprévues et leurs accélérations brutales, ouvre un prodigieux chantier aux trusts pharmaceutiques planétaires du capitalisme. En cela, le A/H1N1 est sans doute le produit le plus avancé de la technologie marchande du XXIème siècle.
Ce sont les masses qui demandent à être dominées ?
N’en déplaise aux amateurs de critiques fictions mélodramatiques et conspiratives, cette pandémie ne permettra pas des décrets de « lois martiales » ou autres bruits de bottes. Nos sociétés sont depuis trop longtemps soumises et la manipulation démocratique trop raffinée pour qu’ils soit encore nécessaire de faire régner l’ordre par les armes, et nous aurions tort de penser selon le vieux schéma : "si les masses savaient, si on ne leur cachait pas la vérité, elles se révolteraient". L’histoire moderne n’a pas été avare d’exemples contraires, illustrant plutôt, chez les dites masses, une assez constante détermination à ne pas se révolter en dépit de ce qu’elles savaient, et même - depuis les camps d’extermination jusqu’à Tchernobyl - à ne pas savoir en dépit de l’évidence, ou du moins à se comporter en dépit de tout comme si elles ne savaient pas.
Les masses ont été trop longuement entraînées aux sophismes de la résignation et aux consolations de l’impuissance pour ne pas rester impavides devant la destruction du monde qui se déroule devant elles. Tout démontre que l’identification avec le mouvement et le conformisme absolu semblent avoir détruit jusqu’à la faculté d’être atteint par l’expérience la plus directe.
L’artifice de la propagande consiste à affirmer à la fois que l’avenir est l’objet d’un choix conscient, que l’humanité pourrait faire collectivement, comme un seul homme, en toute connaissance de cause une fois instruite par les experts est régi par un implacable déterministe qui ramène le choix à celui de vivre ou de périr ; c’est-à dire de vivre selon les directives des gouvernements ou de périr parce que l’on sera resté sourd à leurs mises en garde. Un tel choix se ramène donc à une contrainte qui règle le vieux problème de savoir si les hommes aiment la servitude, puisque désormais ils sont contraint de l’aimer. Selon Arendt, le problème de la domination totale était de fabriquer quelque chose qui n’existe pas : à savoir une sorte d’espèce humaine qui ressemble aux autres espèces animales et dont la seule «liberté» consisterait à «conserver l’espèce» (Le Totalitarisme). Sur la terre ravagée par une pandémie, ce programme cessera d’être une théorie de la domination pour devenir une revendication des dominés. Il n’y aura d’ailleurs bientôt plus d’alternatives qu’entre la soumission et le pur nihilisme. Ceux qui refuseront de se «responsabiliser» (porter un masque, se faire vacciner, accepter une puce RFID pour permettre un meilleur dépistage, plus rapide, etc), de participer avec zèle à la « gestion citoyenne » de la crise et à l’embrigadement dans l’Union sacrée pour « sauver le monde », peuvent s’attendre à être bientôt traités comme le sont en temps de guerre les déserteurs et le saboteurs. Car l’état de nécessité et les pénuries qui vont s’accumuler pousseront d’abord à réclamer de nouvelles formes d’asservissement...Cependant le rôle de l’imagination théorique reste de discerner, dans un présent écrasé par la probabilité du pire, les diverses possibilités qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Pris comme n’importe qui à l’intérieur d’une réalité aussi mouvante que violemment destructrice, nous nous gardons d’oublier ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de conscience, de volonté, avoir des conséquences incalculables.
Albert Idelon

vendredi 17 juillet 2009

Agenda

Théatre ce Samedi soir
La compagnie Biodégradable présente:Une pièce Eugène Ionesco :
"La Cantatrice Chauve" ; au Théâtre "Les Aires" à Die; ce samedi 18 juillet 2009 à 20h30.
Caroline Dumas

jeudi 16 juillet 2009

Débat



Ce n’est pas une crise.


La crise économique démarrée durant l'été 2007, "boostée" par le krach bancaire et financier de septembre 2008, fragilise de plus en plus de citoyens et leurs familles. Les couches populaires (ouvriers, employés, représentant plus de 50% des ménages) sont les couches les plus touchées. Tout y passe : chômage, précarité, recul de l'accès aux soins, destruction des services publics, communautarisation sociale, mal logement, diminution de la mobilité sociale par l'école, etc. Des parties des couches moyennes commencent elles aussi à subir les effets de cette crise. Contrairement aux discours médiatiques dominants, cette crise va continuer de s'approfondir et la méthode d'autosuggestion de type Coué des médias n'aura aucun effet sur la poursuite de l'aggravation de cette crise systémique du capitalisme. Elle peut devenir même l'amorce d'un nouveau pli historique dont nous ne connaissons pas l'issue.Que font les forces politiques ?Le capitaliste libéral intensifie de plus en plus sa politique anti-sociale, anti-laïque, anti-démocratique, anti-écologique. Le social libéralisme englué dans la cogestion de cette même politique développe un discours de façade qui ne remet pas en cause cette cogestion. Quant à la gauche de la gauche, les résultats des élections du 07 juin dernier montre le fossé entre elle et le vote des couches populaires. Et sans soutien massif des couches populaires majoritaires dans la population, il n'y aura pas de changement autre que cosmétique.La conséquence de cela est la poursuite d'une extrême droite qui se nourrie des errances de la gauche et la multiplication des effets d'annonces de nouveaux candidats qui veulent "laver plus blanc que les autres", tout en utilisant les même logiciels que ceux qu'ils critiquent.Que fait le mouvement social ?Aujourd'hui, à la différence d'hier, c'est le mouvement social qui devrait prendre la main. Le mouvement syndical n'a pas réussi à stopper le rouleau compresseur de la droite capitaliste. Les raisons sont multiples, certaines organisations qui devraient être avec le mouvement social font alliance avec la droite gouvernementale comme la Fédération nationale de la mutualité française à son dernier congrès. Nous sommes donc dans une situation ou l'exaspération monte alors que la résistance n'est pas à la hauteur de cette exaspération.Nous devons donc réfléchir aux initiatives à prendre pour alimenter cette résistance. La réponse globale ne peut se résumer à une seule initiative mais elle ne pourra se résoudre sans un changement culturel des pratiques militantes. Bien sûr, il est très difficile de changer ses pratiques culturelles militantes. Mais sans ce changement, les mêmes pratiques conduiront aux mêmes résultats. C'est d'autant plus urgent que certains militants montrent de plus en plus d'impatience à la lutte. Mais comme disait Friedrich Engels : "Quelle naïveté enfantine que de prendre sa propre impatience comme argument politique".


Albert Idelon

Tricas.nobyl


Tricastin : un an après, nouvelle fuite... et nouvelle polémique

L'incident est annoncé comme mineur, sans intérêt : jeudi, une fuite de 50 g d'acide fluorhydrique s'est produite dans un atelier de stockage d'Areva NC sur le site nucléaire du Tricastin. Un incident qui « ne sera pas classé » assure Catherine Dalverny, la directrice de communication d'Areva Tricastin.
Didier Guillaume, président du conseil général de la Drôme et de la Cligeet, n'a pas été prévenu dans la foulée, étant contacté dans la soirée par le préfet. Un an après Socatri (incident classé niveau 1), à la veille d'une Cligeet, qui a en l'espèce été fondée pour rapprocher tous les acteurs, cette absence de communication a exaspéré les élus.
Mise au point du président Guillaume au cours de la réunion d'hier : « Il faut qu'il y ait une transparence totale. Lorsqu'il y a un incident, vous me le communiquez, a sermonné l'élu. La transparence n'est pas une option, pas un choix. Oui il s'agissait d'un incident très faible. Mais je ne l'apprends que ce matin, ou presque, ce n'est pas sérieux ».
Areva se défend : « Nous avons simplement donné quelques infos, en appelant l'ensemble des maires et le préfet. Nous communiquons plus largement à partir d'un incident de niveau 1 (sur 7 niveaux). Là il ne s'agit même pas d'une anomalie niveau 0 ». Sauf qu'à la veille du Cligeet, le site nucléaire tenait là une vraie occasion de montrer ses progrès après les couacs de la communication de l'affaire Socatri. Raté.Un an après la fuite. Plus de cancers à Tricastin ?
La Commission locale d'information auprès des grands équipements énergétiques du Tricastin (Cligeet, ex-Cigeet) se réunissait hier matin dans les salons de la préfecture de la Drôme.Avec une pluie d'éléments techniques, parfois obscurs, avec ses rituelles petites piques (voir ci-dessous). Ce fut aussi l'occasion de constater des avancées déjà prégnantes sur la prévention autour d'un site pointé du doigt durant l'été 2008.
La principale ? Le lancement d'une étude cancer cofinancé par le conseil général de la Drôme et l'Autorité de Sûreté Nucléaire (elle coûte 55 700€). « C'est une première en France » explique Gérard Chaumontet, président du comité de pilotage.« C'est lancé, l'organisme retenu, c'est un cabinet indépendant, l'office régional de santé (ORS) ».
La structure devra établir si la zone de Tricastin connaît plus de cancers qu'une zone sans équipement nucléaire. « C'est difficile, car il faut tout quantifier » avec notamment un recensement de l'ensemble des cas dans les établissements hospitaliers. L'étude dure un an, les résultats seront connus en mai 2010.
Jocelyn Peyret

mercredi 15 juillet 2009

Emancipation


Mouvements d'idées
Depuis que l'homme peuple cette Terre, un rêve de liberté le porte, de génération en génération. Cet espoir fou le pousse à résister à toute forme de domination. Une volonté d'émancipation qui a mobilisé des esclaves comme des serfs, le Tiers-Etat comme les prolétaires modernes.
A chaque période, il s'est trouvé des intellectuels pour accompagner ces luttes et leur offrir un fondement philosophique. Cette élaboration a convergé au xviiie siècle pour donner les Lumières, dont l'héritage marie raison et liberté.
Ces idées humanistes serviront de terreau à la Révolution française, qui les diffusera à travers l'Europe. Elles se réincarneront dans la seconde Révolution française : la Commune de Paris. Elles inspireront aussi les auteurs de la loi de 1905, qui organisera la laïcité de la République. Elles trouveront enfin leur pendant oriental dans la « nahda », la renaissance arabe.
De toutes les formes d'exploitation de l'homme par l'homme, la pire réside sans doute dans l'asservissement. Plus de vingt siècles après la révolte conduite par Spartacus, le monde compte encore des esclaves. Entre-temps, les trois traites - intra-africaine, arabe et coloniale - qui décimèrent l'Afrique firent des millions de victimes...En kiosque ce jour ...
Dominique Vidal

Crest Jazz Vocal

Agenda



Dim 02 août. Place de la Gare 21h. Gratuit
Trio Mansuy - Rampal - Difraya
Jazz Poétique
Ce trio funambulesque navigue d'un style à l'autre sans trop d'attaches, de la pop au jazz, en passant par la poésie et l'improvisation. Vertigo Songs est leur nouveau répertoire, rassemblant reprises et compositions. Les chansons se délient, les rôles s'échangent autour d'une matière sonore originale, hybride et colorée… www.myspace.com/mansuyrampaldifraya
Perrine Mansuy: Piano, Fender Rhodes Marion Rampal : Chant, textesJean-Luc Di Fraya : Percussions, samples


Mardi 04 août Yom
New King Of Klezmer Clarinet
Clarinettiste prolifique et inspiré, il explore avec son expérience propre et unique les territoires de la musique traditionnelle, du jazz contemporain et de l’Electro. La virtuosité impressionnante, l’émotivité extrême de la clarinette qui parle, pleure et rit, associées à un son de groupe unique font de ce spectacle scénique un moment à la fois poignant et festif, dansant et mystique: l’essence du klezmer. www.myspace.com/klezmerking

YOM : clarinette, Denis Cuniot : piano, Alexandre Giffard : Tapan, Benoît Giffard: tuba, trombone


Caravan Palace 04 août mardi
Swing manouche, charleston futuriste
Au départ, un contrebassiste, un guitariste et un violoniste, bricolos d’électro mais aussi très bons musiciens et férus de swing jazz, des Django addicts en quelque sorte. De quoi faire murir un projet qui séduit une chanteuse, un clarinettiste, un DJ scratcheur. Lookés façon Zazous, les pré-pré-punks de l’Occupation, ils donnent le la d’une musique jubilatoire et frénétique, improbable charleston futuriste, très dancefloor et toujours mélodique. www.myspace.com/caravanpalace
Hugues Payen : violon, chant, Arnaud Vial : guitare, programmation, Camille “Chapi” Chapellière : clarinette, Antoine Toustou : machines, trombone, Colotis Zoé : chant, clarinette, Charles Delaporte : contrebasse, programmation
Annick Paoli, 26400Eyglui-Escoulin

mardi 14 juillet 2009

Santé


Résidus de pesticide : nouvelles données européennes. Mauvais résultas pour la France
L’EFSA (European Food Safety Authority) vient de rendre public le nouveau rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments dans l’Union Européenne. La France obtient de mauvais résultats !Des données opaques ! Pour la première fois, c’est l’EFSA qui présente le rapport annuel sur les résidus de pesticides dans les aliments végétaux dans l’Union Européenne (auparavant celui-ci était réalisé par la DG Sanco (Direction Générale de la Santé et de la Consommation)). Ce rapport, basé sur l’analyse des données de 2007, a été rendu public à la veille d’un des plus grands départs en vacances de l’année, ce que le MDRGF regrette fortement. De plus, il se caractérise par une certaine opacité : ainsi on ne sait pas exactement quel pourcentage des échantillons analysés dans le cadre des plans de surveillance contiennent des résidus de pesticides et combien n’en contiennent pas ! Dépassements des limites au sein de l’UE. Les seuls chiffres clairs sont ceux montrant les dépassements des Limites Maximales en Résidus (LMR). Les dépassements des LMR semblent en léger recul au niveau communautaire en 2007 par rapport à 2006. Ainsi 4,19% des fruits et légumes dépassaient ces LMR en 2007 contre 4,7% en 2006.France : dépassement des limites et multi résidus … Dans ce contexte, la France fait figure de mauvais élève. Ainsi ce sont 7,6 % des fruits et légumes analysés en 2007 qui dépassaient les LMR (6% en 2006). Pour les céréales, l’EFSA indique que 8,16% des céréales analysées en France dépassaient ces LMR en 2007 (contre 1,37% pour l’UE) ! Pour mémoire ce n’étaient que 1% de ces mêmes céréales qui dépassaient les LMR en France en 2006 ! De même, si le pourcentage de fruits, légumes ou céréales contenant plusieurs résidus à la fois a légèrement diminué dans l’UE, en France le nombre d’échantillons contenant plusieurs résidus a fortement augmenté de 25,8% en 2006 à 32,75 % en 2007 !!France : pourcentage de contamination et usages interdits. Pour pallier le manque de transparence du rapport de l’EFSA, le MDRGF rappelle que, selon la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes : Rapport 2007 sur les plans de surveillance et de contrôles des résidus de pesticides dans les denrées d’origine végétale), ce sont en 2007, 52,1% des fruits et légumes analysés en France qui contenaient des résidus de pesticides (45% en 2006) et 52,5% des céréales. Le même rapport de la DGCCRF rappelle également la préoccupante augmentation du rôle joué par les usages interdits de produits dans les dépassements de LMR, la proportion des dépassements de LMR dus à des usages interdits de pesticides passant de 19,8% en 2006 à près 39% en 2007 !« Dans ce rapport de l’EFSA, la France fait vraiment pâle figure avec des taux de dépassement de LMR très élevés et de nombreux multi résidus. Face à cette contamination inquiétante de nos aliments par des pesticides, il est plus urgent que jamais de mettre en œuvre les décisions du Grenelle de l’environnement pour aboutir rapidement à une réduction de 50% de l’usage des pesticides ». François Veillerette, Président du MDRGF.

dimanche 12 juillet 2009

Inssu.portable


Fini le portable dans les écoles et les collèges

Six semaines après la clôture du Grenelle des ondes sur un bilan mitigé, son comité de suivi doit être officiellement lancé aujourd'hui. Mais attention, dans un premier temps, seule la partie méthodologie va être examinée. Pour les expérimentations de réduction des ondes de la téléphonie mobile, tant attendues par les associations et les maires, il faudra « le temps de se mettre d'accord ». « Il faut un vrai temps d'élaboration de la méthode [avec les élus, les professionnels et les associations], sinon les expérimentations ne serviront à rien », assure le socialiste François Brottes, désigné par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, pour présider le comité de suivi. Ces travaux, qui devraient durer entre huit et dix mois, devront désigner les villes où se dérouleront les expérimentations, choisies selon leur importance et leur situation géographique. Selon l'association Robin des Toits, qui réclame également des mesures réalisées par les résidents, soixante-deux villes se sont portées candidates.
Dans le cadre du Grenelle des ondes, la commission des Affaires économiques du Sénat veut interdire à nos chères têtes blondes de téléphoner dans leurs établissements scolaires...
Finies les sonneries intempestives en cours. Ce jeudi, la commission a décidé, dans le cadre du projet de loi Grenelle 2, d'interdire l'usage des portables «dans les écoles maternelles et élémentaires et dans les collèges» dans le cadre du titre V du Grenelle 2 consacré aux «risques, santé et déchets».Les sénateurs de la commission ont voté l'ensemble du Grenelle 2 après 35 heures de discussion et l'examen de 1.089 amendements. Ce texte met en application les dispositions de la loi d'orientation Grenelle 1 encore en discussion à l'Assemblée nationale. Il devrait être examiné en séance en septembre. Dans le titre V, au chapitre des ondes électromagnétiques, la commission a également «relevé de 12 à 14 ans le seuil d'interdiction de la publicité» pour les mobiles à destination des enfants. Elle a aussi prévu «un meilleur suivi des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement les portables».
Le « Grenelle des ondes »a accouché de dix orientations sur les radiofréquences, présentées ce lundi au cours de sa table ronde finale. Celles-ci ciblent davantage les téléphone mobiles présenté par Roseline Bachelot comme le véritable danger.
Pour les associations c'est une petite victoire, mais cela reste insuffisant, et restent mobilisées... En attendant la publication en septembre d'une étude de l'agence sanitaire concernée (Afsset), elles prônent «un suivi raisonné des seuils d'exposition» au moyen de modélisations mathématiques qui établiraient l'impact sur la qualité du service d'une réduction des seuils. «Le cas échéant», des expérimentations pourraient être menées dans des lieux sensibles de villes volontaires, comme Courbevoie ou Pau. Selon Janine Le Calvez, présidente de Priartém, il convient de fixer «une valeur d’exposition maximale réellement protectrice des populations exposées», citant à nouveau le 0,6V/m évoqué de longue date. L'association des maires des Grandes Villes de France (AMGVF) a souhaité ce lundi que des expérimentations de diminution des champs d'exposition soient lancées «dès cet été» et «à l'échelle des villes». La ville de Grenoble s'est portée candidate.Pour les associations, le principal acquis de ce Grenelle est «la reconnaissance officielle d’une incertitude, préalable à l’activation du principe de précaution». Elles applaudissent donc les avancées «d’une main», selon Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement. Et si elles ont pour l'heure suspendu leur participation au Comité de suivi qui doit prendre le relais du Grenelle des ondes, elles assurent qu'elles resteront mobilisées «pour prêter main forte aux riverains». Denis Baupin, adjoint (Verts) à l'environnement à la mairie de Paris, a pour sa part estimé que le «Grenelle des ondes» «restera comme un rendez-vous manqué» et regrette que l'Etat n'ait «pas osé prendre ses responsabilités».

Ecologie au Quotidien

samedi 11 juillet 2009

Débat


Oui , les secteurs plus économes en énergie sont les plus créateurs d'emplois.
Pourquoi ? La réponse est double. Premièrement, l'intensité en emplois en France des secteurs qui pourraient se développer dans le cadre de la conversion écologique de notre économie (comme l'isolation des bâtiments, les énergies renouvelables, les transports en commun) est supérieure à celle des branches dont l'activité va diminuer, comme l'importation de pétrole ou la fabrication d'automobiles individuelles. Il faut en effet, selon l'Insee, près de seize emplois en France pour générer 1 million d'euros de chiffre d'affaires en isolant des bâtiments quand il en faut moins de trois dans le raffinage du pétrole.
Deuxièmement, l'augmentation prévi­sible du prix du pétrole - alors que la crise bat son plein, il est déjà remonté à 70 dollars le baril - va ponctionner le pouvoir d'achat des ménages, comme ce fut le cas au premier semestre 2008. Les ménages seront donc amenés à réduire leur consommation pour payer leur énergie, entraînant un effet récessif dans le reste de l'économie. Les politiques écologiques d'économies d'énergie qui permettent de diminuer notre consommation de pétrole réduisent également la facture pétrolière, ce qui profite à l'emploi en France dans les autres secteurs. En 2008, nous avons acheté pour 65 milliards d'euros de pétrole et de gaz à l'étranger. Un montant qui représente plus de 3 fois le plan de relance de Nicolas Sarkozy.
Ce sont ces deux mécanismes qui expliquent que toutes les études (OCDE, Commission européenne, WWF, Confédération européenne des syndicats ) évaluant l'impact en emplois des politiques de lutte contre le changement climatique aboutissent à la même conclusion : plus d'écologie, c'est beaucoup plus d'emplois créés que détruits. Des emplois largement non délocalisables car, même au siècle de la mondialisation, il reste difficile de faire rouler un bus dans Paris depuis Marrakech ou d'isoler votre résidence varoise depuis Bangalore !
S'il y a donc une véritable convergence d'intérêts sur ces questions entre les forces sociales et environnementales, il serait absurde de nier que, pour le salarié de Continental ou de Renault, fabriquer moins de pneus et moins de voitures individuelles revient à menacer directement son emploi. C'est justement pour cela qu'Europe Ecologie a défendu pendant la campagne la mise en place d'un « revenu de transformation écologique ». Dans de nombreux secteurs, le savoir-faire des ouvriers peut servir à fabriquer autre chose. Mais, pendant la phase de transition, il est impératif de garantir au salarié concerné son revenu antérieur et ses droits à la protection sociale. La conversion écologique de l'économie va de pair avec une sécurisation des parcours professionnels, revendication importante de syndicats comme la CFDT et la CGT. Mais cette conversion d'une « vieille » industrie à une nouvelle peut se faire parfois rapidement. En février, par exemple, Ford annonce la fermeture de son usine située près de Bordeaux. 1.600 salariés sont menacés de perdre leur poste. Quelques jours plus tard, ces emplois seront sauvés grâce à l'investissement d'un industriel allemand qui va y fabriquer principalement des pièces pour les éoliennes. Car le mécanisme qui fait tourner les roues des voitures n'est pas très différent de celui qui fait tourner les pales d'éolienne. Voilà des compétences qui serviront à diminuer notre empreinte écologique au lieu de l'augmenter. N'en déplaise à certains, en économie, le vert est bien la bonne couleur pour nous sortir du rouge. Et en politique, c'est peut-être aussi la couleur de l'avenir.
Pascal Canfin

vendredi 10 juillet 2009

Plantes Génétiquement Modifées




OGM

A Millau, les communes sans Ogm se rassemblent en association Les communes ayant manifesté leur opposition à la culture des OGM ontfondé, le samedi 4 juillet à Millau (Aveyron), l’Association nationaledes collectivités sans OGM. Cette association entend fédérer les communes, intercommunalités, départements et régions qui ont pris des arrêtés, délibérations ou vœux s’opposant à la culture en plein des champs des organismes génétiquement modifiés sur leur territoire. Elle a pour objet la promotion et la défense de la biodiversité, de l’agriculture dequalité, face aux problèmes de disséminations transgéniques induitespar les essais et les cultures « OGM ».Guy Durand, maire de Millau, a été élu à la présidence del’Association. Le maire de Millau a pris un arrêté anti-OGM en juin2008, reconduit cette année. Le maire du Thor (Vaucluse) JacquesOlivier, conseiller régional de Provence-Alpes-Côtes d’Azur, dont ladélibération anti-OGM a été validée en février dernier par le tribunaladministratif de Nîmes, en est vice-président, ainsi que Carline Rey,élue de Loupian (Hérault).Vingt-huit communes de l’Ain, l’Ardèche, l’Ariège, l’Aveyron, desCôtes d’Armor, de Haute-Garonne, de Loire, de Haute-Loire, del’Hérault, du Lot, de la Lozère, du Var et du Vaucluse sont lespremières adhérentes de l’Association nationale, à laquelle d’autrescommunes ont déjà manifesté leur intention d’adhérer dans les semainesqui viennent.C’est dans le cadre du premier festival « Millau les Pieds sur Terre», dédié aux actions des collectivités locales en faveur de l’environnement, qu’a été créée l’Association nationale des collectivités sans OGM. Françoise HEITZ
Dr Vétérinaire, Square des Déportés, 26150 DIE

jeudi 9 juillet 2009

Publication


Nouvelle publication
Sans-papiers mais pas sans droits /5ème édition, juin 2009
Sans-papiers mais pas sans droits s'adresse aux sans papiers et à ceux qui les accompagnent. Contrairement à ce que l'on croit trop souvent, les étrangers en situation irrégulière ou précaire sur le territoire français ont des droits fondamentaux.
Cette note pratique recense et explicite ces droits. Elle est constituée de fiches synthétiques et thématiques réunies par catégorie de droits ou de prestations : santé, couple, enfants, aides financières, vie quotidienne, travail, vieillesse, hébergement, justice, citoyenneté. Sans-papiers mais pas sans droits a aussi pour vocation d'inciter à faire valoir ces droits, notamment au moyen d'actions collectives, à ne pas s'arrêter aux éventuels risques encourus et, surtout, à ne pas céder aux abus commis par les autorités administratives.
Cette publication est une invitation à un combat citoyen.
Juin 2009, 5ème édition, 72 pages, 5 € + 1 € de frais d'envoi
Sommaire
Contrairement à ce que l'on croit trop souvent, les étrangers en situation irrégulière ou précaire sur le territoire français ont des droits. Cette note pratique a pour vocation d'inciter à faire valoir ces droits car veiller à la promotion des droits des sans-papiers c'est agir en faveur de l'égalité de traitement et c'est promouvoir l'État de droit. Ce document est une invitation à ce combat citoyen. Les différentes rubriques, sous forme de fiches synthétiques, vont être mises en ligne progressivement.
Comment utiliser cette publication ?
I. Santé
Assurance maladie
Aide médicale État
Centres de prévention et de dépistage
Interruption volontaire de grossesse
II. Couple
Mariage
Pacte civil de solidarité
Concubinage
III. Enfants
Aide sociale à l’enfance
Protection maternelle et infantile (PMI)
Garde des enfants
Scolarité
Bourses scolaires
IV. Aides financières
Prestations familiales
Prestations sociales des collectivités locales

V. Vie quotidienne
Déclaration des revenus
Ouverture d’un compte bancaire, droit au compte
Réductions tarifaires des transports
VI. Travail
Assurance accident du travail
Conséquences de l’emploi illégal
VII. Vieillesse
Retraite et pensions aux personnes âgées
VIII. Hébergement
Structures d’hébergement
IX.Justice
Aide juridictionnelle
X. Citoyenneté
Droits au cours d’un contrôle d’identité
Droit d’association et droit syndical

Pays Diois




Le Pays Diois (géré par la Communauté des Communes du Diois) a signé un nouveau contrat avec la Région Rhône-Alpes. Il est de 6 ans. Et porte principalement sur l’intégration de principes vertueux de développement durable dans tous les projets proposés et les actions réalisables sur nos 52 communes. Voici la trame de fond. Nous reviendrons sur les transversalités dioises qui devront faire sens. Chaque année 70 à 80 projets diois sont présentés à la Région pour financement.
CONSEIL REGIONAL RHONE-ALPES Délibération n° 08.07.489
DELIBERATION DU CONSEIL REGIONAL
UNE NOUVELLE GENERATION DE CONTRATS DE DEVELOPPEMENT
Le Conseil régional en sa réunion du 10 juillet 2008,
VU le Code Général des Collectivités Territoriales,
VU le budget de l'exercice 2008,
VU le rapport n°08.07.489 de Monsieur le Président du Conseil régional,
VU l'avis de la commission Aménagement et animation du territoire et du développement durable,
APRES avoir délibéré, DECIDE
1) de décider d’une nouvelle génération de politique territoriale contractuelle : les Contrats de Développement durable de Rhône–Alpes (CDDRA), fondés sur les principes suivants :
a) intégrer le développement durable dans tous les projets de territoire : développement des activités et de l’emploi durables, solidarités sociales territoriales dont la création et l’action culturelles, préservation de l’environnement et des ressources naturelles, développement de la
gouvernance,
b) mettre en oeuvre des Plans Climat Energie territoriaux dans tous les projets de territoire,
c) placer la logique de contrat au coeur du partenariat en faisant valoir les orientations et les priorités régionales adoptées dans les Schémas régionaux, les Plans stratégiques et les politiques thématiques pour les articuler avec les stratégies et priorités des projets de territoire,
d) renforcer les liens entre CTEF (Contrat Territorial Emploi Formation) et CDDRA en mettant au coeur de toutes politiques, les hommes et les femmes qui font les territoires, en s’appuyant sur
les dispositifs qui font le lien entre l’économique et l’emploi formation et notamment Securis’RA,
e) centrer les contrats sur des thématiques à forte valeur ajoutée territoriale et favorisant l’innovation,
f) s’appuyer sur les démarches prospectives existantes (charte, Scot, Livre blanc, …) pour simplifier l’élaboration des contrats,
g) prendre en compte, dans le périmètre des CDDRA, les stratégies d’agglomération, en cohérence avec les politiques régionales avec :
- une convention de fonctions d’agglomération et de centralité,
- une enveloppe de 55 € par habitant des communautés urbaines et d’agglomération pour la durée du contrat articulant les interventions régionales contractuelles et thématiques,
- une gouvernance reposant sur un comité de pilotage unique et des instances de concertation (conseils de développement) fusionnés ou articulées
h) renforcer la proximité entre la Région et les acteurs locaux dans la mise en œuvre opérationnelle et le suivi des projets, notamment en s’appuyant sur les Espaces Rhône-Alpes,
2) d’approuver les modalités opérationnelles suivantes :
a) rôle du Comité de pilotage local présenté en annexe 1,
b) rôle et missions du rapporteur régional présenté en annexe 2,
c) participation des élus régionaux pilotes des CTEF dans l’équipe des conseillers régionaux désignés sur chaque territoire en CDDRA,
d) intégration, pour tous les CDDRA, du bonus développement durable optionnel de 10 % dans le cadre d’une fourchette de subvention régionale de 55 € à 110 € par habitant pour la durée du contrat,
e) durée des nouveaux CDDRA portée à 6 ans,
f) élaboration des contrats dans le cadre d’un calendrier de travail adopté conjointement par la Région et les élus locaux, en fonction des éléments déjà disponibles sur les territoires, dans la limite de 36 mois,
g) les opérations sous maîtrise d’ouvrage publique devront être intercommunales pour l’essentiel, ou communale avec une vocation intercommunale actée en comité de pilotage, ou communale
dans un programme intercommunal,
h) programmation prévisionnelle des actions annuelle et pluriannuelle à 6 ans
i) taux minimum de subvention régionale fixé à 10 %,
j) règles de publicité sur les aides régionales inscrites dans le règlement financier de la Région obligatoires pour toutes les opérations,
k) les points a,b,c, j sont d’application immédiate dans les contrats CDRA actuels.
3) de donner délégation à la Commission permanente pour valider les dispositions opérationnelles qui serviront de guide pour la négociation des avenants, des contrats et leur mise en oeuvre,
4) de donner délégation à la Commission permanente pour approuver les Contrats de Développement Durable de Rhône-Alpes.
Le Président du Conseil régional
Jean-Jack QUEYRANNE

Résister







Lettre ouverte de Raymond Aubrac, Walter Bassan et Stéphane Hessel
Raymond AUBRAC Résistant, membre de l'Etat Major de l’Armée Secrète, ancien Commissaire de la République Walter BASSAN Résistant, déporté, président de 1995 à 2005 du comité départemental du « concours national de la Résistance et la Déportation » pour les scolaires de Haute-Savoie. Stéphane HESSEL Déporté, co-rédateur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, ambassadeur de France.
Le 5 juillet 2009
Lettre ouverte à Monsieur l'Inspecteur d'Académie
Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale de Haute-Garonne
Monsieur l'Inspecteur d'Académie,

Nous avons appris la convocation pour sanction de monsieur Alain REFALO devant une commission disciplinaire interne à l'Education Nationale, ce 9 juillet 2009.

Nous avons eu l'occasion de rencontrer Alain REFALO, de discuter avec lui de son action enseignante et de l'écouter expliquer le cadre de son engagement citoyen. Nous avons particulièrement apprécié sa pondération et son sérieux.

C'est un enseignant avec de fortes convictions républicaines, engagé dans son travail au service de l'ensemble de ses élèves. Notre service national d'éducation a besoin d'hommes solides et construits dans leur vision d'éducateurs. Incontestablement, Alain REFALO est de ceux-là.

Nous souhaitons témoigner qu'il est divers moments dans une vie d'homme où assumer ses convictions et les faire partager à d'autres est une nécessité impérieuse. Alain REFALO exprime qu'il vit un de ces moments là.

Quels que soient les différents de l'administration avec ce fonctionnaire, nous ne comprendrions pas qu'elle ne reconnaisse pas cette dimension essentielle pour notre pays : pour former des futurs citoyens libres et conscients, il ne faut pas des enseignants muets et incolores mais des éducateurs citoyens.

Redonner à notre pays des perspectives au service de tous et d'abord des enfants, s'appuyer sur « des hussards » convaincus et investis dans leur mission d'éducateurs au service des valeurs de paix, redonner toute sa place à l'héritage du programme du Conseil National de la Résistance sont des nécessités dans la situation de crise que connaît notre nation.

Notre République ne saurait donner un signal aussi contraire que de sanctionner un enseignant tel qu'Alain REFALO.

Veuillez agréer, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, l'expression de nos salutations citoyennes.

Rassemblement de soutien à Alain Refalo
Jeudi 9 juillet à 14h (jour de la commission de discipline)
Toulouse, Inspection Académique de la H. Garonne (cité administrative)
Alain Refalo, professeur des écoles à Colomiers, initiateur du mouvement de résistance pédagogique pour défendre une école publique de qualité au service de tous les enfants, est menacé de graves sanctions disciplinaires.

Il est convoqué en commission de discipline le jeudi 9 juillet à 15h à l'inspection académique de la Haute-Garonne pour répondre des faits suivants : Refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l’Education Nationale.

Alors qu’il a effectué l’intégralité de son service devant les élèves, Alain Refalo a déjà été sanctionné de 19 jours de retraits de salaire depuis le mois de janvier et d’un refus de promotion cette année pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l’aide personnalisée avec l’accord des parents d’élèves.

Des milliers d’enseignants du primaire en France sont entrés en résistance pédagogique à la suite de l’initiative d’Alain Refalo en novembre 2008. En conscience, ils refusent des « réformes » qui remettent en cause le sens profond de leur mission tout en mettant en place des dispositifs pédagogiques alternatifs qui vont dans le sens de la coopération et de la solidarité entre les élèves.
Laurence Robin



mercredi 8 juillet 2009

Fausse bonne nouvelle




Hôpital de Die : Prolongation de deux ans pour la maternité
Il reste 2 ans pour construire !Lors d'un point presse, en présence de M. Daubos, directeur de l'hôpital de Die, Georges Bergigniat, maire de Die et président du conseil d'administration de l'hôpital de Die, a annoncé, hier, la décision de la commission exécutive de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation. A savoir que la maternité de Die est prolongée dans son fonctionnement actuel, de deux ans, c'est-à-dire jusqu'au 1er août 2011.Une annonce qui arrive non sans surprise, « la commission a dû se réunir plus tôt que prévue (le 15 juillet) explique le maire de Die, puisque nous avons reçu le courrier de l'ARH hier, (lundi 6 juillet) ».Georges Bergigniat précise concernant cette décision : « L'ensemble des autorisations d'activités de soins en gynécologie-obstétrique de la région Rhône-Alpes arrive à échéance en août 2011. Ce n'est donc pas la maternité de Die qui a été traitée de cette façon-là, c'est l'ensemble des services de gynécologie-obstétriques de Rhône -Alpes ». Le maire a commenté le courrier du directeur de l'ARH, M. Bonet, « qui reprend des points que nous connaissons bien à savoir qu'il est écrit : compte tenue de l’isolement géographique de Die, de l'impossibilité du centre hospitalier de Valence de prendre en charge les naissances de la zone de soins de proximité de Die et de la nécessité d'approfondir le projet de santé de territoire initié par les acteurs locaux, une prolongation de deux ans était opportune. Le directeur de l'ARH demande au directeur de l'hôpital d'approfondir les coopérations avec les centres hospitaliers de Crest et de Valence, et de renforcer les articulations entre la médecine de ville et l'hôpital afin d’améliorer la réponse aux besoins de santé du territoire de Die. ». Le temps que Crest soit opérationnel .... et une façon des démobiliser les Dioises et les Diois.

lundi 6 juillet 2009

Emprunt d'Etat : le rêve au bout du tunnel ?


Le Canal du Midi que les promeneurs et les plaisanciers aiment tant, a été construit par un ingénieur Pierre-Paul Riquet, à partir de 1666. Ce chef d'œuvre monumental qui comporte notamment un tunnel de 160 mètres de longueur, creusé a même la roche à coups de pioches a été achevé quinze ans plus tard.

En partie financé, au début, par Louis XIV, P.P. Riquet engagea toute sa fortune personnelle et fit des emprunts pour mener à bien son projet.
La famille de l'ingénieur ne fut complètement libérée de sa dette que cinquante-huit plus tard !

Aujourd'hui, le chef de l'Etat envisage de recourir à un emprunt pour financer de "grands travaux", alors que le déficit de notre pays est abyssal. Quel sera l'impact sur l'environnement dans les choix retenus ?
Et je crains que ce soient non seulement nos enfants, mais également nos petits-enfants qui devront éteindre nos dettes.

Quant au Canal du Midi,qui fut réellement utilisé pendant deux siècles, il fut détrôné par la voie de chemin de fer Toulouse-Sète. Entre-temps il était devenu "hors gabarit".…

Il faut décidément un discernement très affuté pour savoir ce que notre postérité fera… de nos "grands travaux". Mais, en attendant, nous-mêmes et nos descendants paieront le prix fort !

dimanche 5 juillet 2009

Revue


Les Périphériques vous parlent
Comment l’inacceptable devient-il normal dans une démocratie ? Réponse dans « L’indignation comme concept politique ». Egalement au sommaire, « Le silence des émeutiers » : revenant sur les émeutes de novembre 2005, Gérard Mauger s’intéresse à leurs exégètes qui ont tenté, « souvent précipitamment, de les interpréter, produisant ainsi une pléthore de discours stigmatisant ou, à l’inverse, apologétiques ». (N° 25, trois numéros par an, 6 euros. — BP 62, 75462 Paris Cedex 10.)

La même justice pour tous ?…


Dans un article du journal "Le Monde" daté du 3 juillet, Eva Joly, Députée européenne, ancienne juge d'instruction, fait part de ses réflexions au sujet de la justice, qui portent, notamment "sur deux des réformes en cours et de leurs conséquences : la suppression des juges d'instruction et l'extension du domaine du secret-défense" . "Si ces deux textes étaient votés, il s'agirait d'une entrave considérable à toute enquête sensible, et à la confiance des Français envers l'institution judiciaire", dit-elle…

Vous pouvez trouver l'article intégral sur le site du journal Le Monde
http://www.lemonde.fr/opinions/reactions/2009/07/02/de-la-fable-de-l-attentat-de-karachi-par-eva-joly_1214424_3232.html#opened et la plupart des sites de quotidiens nationaux, sur des sites de journaux en ligne, dont, http://www.mediapart.fr/journal/france/020709/affaire-karachi-edouard-balladur-est-directement-implique
Pour la plupart de ces sites, il faut être abonné.

Vous pouvez toujours intervenir auprès de votre député. Pour notre secteur :
Laisser un message.
http://www.herve-mariton.net/hm1.html

samedi 4 juillet 2009

Un territoire qui veut vivre

La Manifestation de la « Dernière Chance »

Ils étaient de 1800 à 1900 manifestants ce 04 mai pour maintenir la Maternité et les Urgences de l’ Hôpital de Die. (800 d’ après la Police et 2000 d’ après les organisateurs).
C’est un démarrage de l’été en mobilisation et en souffrances. Souffrances car les Dioises et les Diois voient dans cette décision de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (qui réunit finalement sa commission exécutive le 15 juillet) une des dernières lignes droites de la liquidation d’un des Services Publics des plus important, le plus employeur mais surtout le pilier de l’attractivité d’un territoire fragilisé et déménagé depuis trente ans sans discontinuité. Les Dioise et les Diois qui ont de la mémoire se rappellent les premières luttes pour sauvegarder les écoles rurales (école sauvage de Glandage en 1979) ou le la première fermeture annoncée (par arrêté préfectoral) de la Maternité de Die en 1986. Puis se succédèrent dans le Diois les gares marchandes, les gares voyageurs, la ligne SNCF (gagnée et maintenue), les télécoms, l’EDF, les tribunaux de police et de commerce, les Perceptions, les petites Postes, les classes de Chabestan, le Lycée et Collège (gagnés et développés), l’ EDE et l’ ONF (désarticulés), La Sous-préfecture (parfois vide longtemps), obligeant à de perpétuelles mobilisations de la population pour sa vie dans un environnement socialement vivant. Mais de mobilisation, car en ce début d’été c’était un challenge de mobiliser, en été, un jour de travail pour certain, autant de manifestants. Départ en douceur de l’hôpital pour les élu(es)s des 52 communes du Diois en écharpes tricolores, les Conseillers généraux des cantons du Diois et Rémuzat, le Président du Conseil Général de la Drôme Didier Guillaume et Didier Jouve vice Président de la Région Rhône-Alpes à l’ aménagement du territoire. Suivaient les personnels de l’hôpital, le monde associatif et la population dans une belle unité. Un tour de ville sous les hourras des estivants et la manifestation s’allonge sous la chaleur entre les stands de la vogue de Die, pour aboutir devant l’école maternelle de Chabestan. Les élus hissés sur une remorque agricole prenaient la parole à tour de rôle. Georges Berginiat , maire de Die et président du Conseil d’ administration de l’ Hôpital louait « le Projet Territorial de Santé, un projet commun, un document unitaire et un travail ensemble ( du COPIL regroupant la Communauté des Communes du Diois, la Mairie de Die, le Conseil Local de Développement, le Collectif de Défense de l’Hôpital, Le Conseil Général de la Drôme et l’ Association Dioise d’ Entraide Sociale) qui porte les besoins de la population dans un territoire montagneux et excentré. Pour garder son attractivité le Diois doit garder sa maternité et ses services d’urgence en créant de nouveaux services de qualité. Soyons optimistes, restons vigilants ». Un texte de Jean Pierre Rambaud , président du Collectif de l’ Hôpital, absent car hospitalisé suite à un accident de la circulation, est lu : «Pour la continuité des soins, pour l’ égalité constitutionnelle devant la santé, pour l’exception des distances, pour un quart du département nous devons garder notre maternité et notre chirurgie ». Alain Matheron, Président de la Communauté des Communes du Diois se déclarait inquiet. "Inquiet pour la souffrance du personnel de plus en plus fatigué, inquiet de la publicité municipale crestoise annonçant le nouvel hôpital, inquiet d’un Etat qui n’assure plus les devoirs régaliens qu’il est sensé incarner, inquiet pour la population et les estivants qui sont laissés à l’abandon, inquiet des décisions de gens qui sont loin des réalités du territoire, inquiet de l’état de notre démocratie ou la population, les élus, les professionnels ne sont plus entendus. Mais gardons espoir que l’autorisation de fonctionner soit de cinq ans et non de quelques mois qui seraient le signe que le bas de la vallée n’est pas encore prêt à la suppression de Die ». Didier Jouve vice Président de la Région Rhône-Alpes à l’aménagement des territoires et à la participation évoquait : « le soutien permanent de la Région et de Jean-Jack Queyranne aux Dioises et aux Diois. Partout ici et ailleurs on casse les Services Publics et depuis longtemps, depuis 30 ans par soucis d’une sois disante efficacité économique…Mais quant un établissement disparaît, quel en est le contre coût pour les finances publiques. Il y a des destructions bien coûteuses sur le plan social et même financiers. Nous avons bien raison de nous battre car ce combat est social, humain, politique et culturel. Nous gagnerons à trois conditions : Rester unis, associations, élus, population; Se battre pour des propositions offensives d’ un projet précis; Mettre des moyens humains et financiers où toutes les collectivités devront êtres au rendez vous pour que la santé vive ». Didier Guillaume, président du Conseil Général de la Drôme félicitait : « les Dioises et les Diois pour leurs propositions, leur rassemblement. Si victoire il y a ce sera celle de toutes les Dioises et tous les Diois. Si c’est l’avenir du Diois, c’est aussi l’avenir de la Drôme et le devoir de notre République. Nous ne pouvons pas accepter cette mort économique, cette mort sociale, cette mort du Diois. L’heure est grave, c’est le Diois qui est en jeux. Et la santé ! on ne joue pas avec la santé des gens ».
Une manifestation réussie, mais de la dernière chance, car la fermeture de la maternité est programmée par l' ARH pour le 22 juillet, huit jours après la décision tant attendue de cette même ARH. Jamais pour les Dioises et les Diois l’Etat n’était allé aussi loin dans les démantèlements des acquis du Conseil National de la Résistance. Il y a des héritages qui obligent. Et des consciences qui imposent.
Claude Veyret pour APIS

Dialogues en humanité


L’humanité a rendez-vous avec elle-même.


Ce vendredi nous avons enregisté cette intervention de Patick Viveret aux Rencontres en humanité au Parc de la Tête d' Or à Lyon. Nous la reproduisons , Patrick Viveret et un amis du Diois, invité des Rencontres de L' Ecologie .

En ce début de siècle et de millénaire, il n’est pas excessif de dire que l’humanité a rendez-vous avec elle-même. Depuis Hiroshima, elle s’est constituée en sujet négatif de sa propre histoire en se donnant la possibilité de s’autodétruire. Cette autodestruction peut prendre aujourd’hui de nouvelles formes : outre les armes de destruction massive, dont la possibilité d’usage est renforcée par la fin du système de dissuasion nucléaire, ce peut être la destruction de la niche écologique où nous vivons (notamment du fait du dérèglement du climat) ou un mésusage de la révolution du vivant qui peut conduire l’humanité à en finir prématurément avec sa propre histoire.
Mais ces défis peuvent être aussi l’occasion, comme ce fut le cas au cours du processus biologique de l’hominisation, d’un saut qualitatif, culturel
et politique cette fois, dans la voie de notre propre humanisation. Nous pouvons « grandir en humanité », utiliser les formidables progrès que nous avons réalisés en matière d’intelligence collective au cours des derniers siècles afin de les mettre au service d’un réel développement dans l’ordre de l’être plutôt que d’une course haletante et toujours insatisfaite dans l’ordre de l’avoir.
Cette question structurelle et mondiale est donc aussi une question personnelle. L’aventure de l’humanité se joue à la fois dans la singularité de chacune de nos vies et dans sa capacité collective à se construire désormais en sujet positif de sa propre histoire. Le rapport entre transformation personnelle et transformation collective ne s’exprime plus par la vieille opposition entre réformes de mentalité et réformes de structure. C’est dans la complémentarité d’une tension dynamique entre ces deux approches transformatrices que les unes et les autres doivent êtres pensées et conduites. Il ne s’agit plus seulement de rêver d’un autre monde possible. Il faut reconnaître et faire vivre d’autres manières d’être au monde déjà présentes mais que nous ne voyons pas.
C’est une mutation qualitative de la démocratie, prenant le meilleur de la passion et de la raison humaine, qu’il nous faut réussir, la démocratie étant pour une collectivité humaine l’équivalent du « travail sur soi » que mène un individu en quête de sagesse. Homo sapiens n’est pas, à l’évidence, une origine, et moins encore Homo sapiens sapiens, car, comme le note Edgar Morin, il faudrait au moins parler d’Homo sapiens démens tant notre folie marque l’histoire de notre espèce ! En revanche, notre projet pourrait être, doit être tout à la fois personnel et, au sens le plus noble du mot, politique. Non pas un projet triste et ascétique, comme on se représente trop souvent tout ce qui touche à la sagesse, mais un projet qui nous fait vivre intensément l’aventure d’êtres conscients dans l’univers, les autres, loin d’être des rivaux menaçants, étant alors des compagnons d’un voyage aussi fascinant que mystérieux.
Encore devons-nous, pour poursuivre ce voyage, éviter la sortie de route et méditer la forte phrase de Martin Luther King : « Il faut apprendre à nous aimer comme des frères ou nous préparer à périr comme des imbéciles »...